Liste des charges locatives incombant au locataire

L’essentiel à retenir : les charges récupérables sont strictement limitées par le décret n° 87-713 aux dépenses d’entretien courant et de fonctionnement. Ce cadre juridique protège l’occupant en excluant les grosses réparations et la vétusté, qui incombent au bailleur. Un point de vigilance majeur concerne l’ascenseur : le contrôle technique quinquennal n’est jamais imputable au locataire.

L’incertitude concernant la liste des charges locatives incombant au locataire génère souvent des tensions inutiles et des risques financiers évitables pour la trésorerie de votre structure professionnelle. Pour clarifier définitivement cette situation contractuelle et budgétaire spécifique, cet article analyse les obligations réglementaires en s’appuyant sur le cadre légal strict défini par le décret de 1987. Vous découvrirez ainsi les règles de maintenance technique, les taxes récupérables comme la TEOM et les mécanismes précis de régularisation annuelle pour garantir une gestion locative transparente, sécurisée et parfaitement conforme.

  1. Liste des charges locatives incombant au locataire et cadre légal
  2. Dépenses d’eau et de chauffage collectif récupérables
  3. Maintenance des ascenseurs et des parties communes
  4. Taxes récupérables et régularisation des provisions

Après la signature du bail, la répartition des frais annexes au loyer est une source fréquente de litiges entre propriétaires et locataires.

Définition : Charges récupérables

Dépenses avancées par le bailleur mais remboursées par l’occupant pour l’usage du logement et des services associés.

Le décret de 1987 comme socle juridique unique

Le décret n° 87-713 du 26 août 1987 fixe la liste des charges récupérables. Ce texte réglementaire énumère les frais imputables au locataire. Il détaille chaque poste de dépense avec précision. Aucun frais supplémentaire n’est autorisé.

Cette liste possède un caractère limitatif. Si une dépense n’y figure pas, le propriétaire l’assume. C’est une règle d’ordre public.

Le cadre s’applique aux baux nus et meublés. Il assure un équilibre pour le fonctionnement du bien. La loi protège ainsi les signataires.

Les tribunaux rejettent les clauses abusives. La loi prime sur le contrat.

Attention

La liste des charges est limitative. Si un coût n’est pas mentionné dans le décret de 1987, le propriétaire ne peut pas le réclamer.

Schéma explicatif des charges locatives selon le décret de 1987

La frontière entre entretien courant et grosses réparations

Le locataire assure l’entretien courant. Il gère les interventions liées à l’usage normal. Cela inclut les joints ou les ampoules.

Le bailleur finance les grosses réparations structurelles. Il remplace les équipements vétustes ou hors d’usage. Consultez ce guide sur l’ entretien courant et menues réparations. Les problèmes lourds lui reviennent.

Les dégradations par négligence incombent à l’occupant. L’état des lieux sert de référence. La responsabilité est alors établie.

La vétusté reste à la charge du propriétaire. L’usure naturelle ne se facture pas.

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À LA CHARGE DU PROPRIÉTAIRE

Le bailleur a l’obligation d’assurer le clos, le couvert et la solidité de l’immeuble. Ces gros travaux ne sont jamais récupérables.

Le locataire n’a pas à financer le remplacement d’un équipement dû à l’usure normale, à la vétusté ou à un cas de force majeure.

Référence : Décret n° 87-713 du 26 août 1987 pris en application de la loi n° 86-1290.

Dépenses d’eau et de chauffage collectif récupérables

Au-delà du bâti, les fluides consommés au quotidien constituent le premier poste de charges pour l’occupant.

Consommations de fluides et produits de traitement

Le locataire assume les frais liés à l’eau froide et chaude. Cela inclut aussi les produits de traitement nécessaires au réseau. La facturation repose sur le volume consommé par l’occupant.

Pour le chauffage collectif, l’énergie consommée est récupérable. Comprendre le calcul effet prix effet volume aide à analyser l’évolution de ces coûts annuels. Le propriétaire répercute ces dépenses via les provisions mensuelles.

  • Eau froide et chaude des occupants
  • Énergie pour le chauffage collectif
  • Combustibles et produits de traitement
Précision importante

L’électricité consommée dans les parties privatives ne constitue pas une charge récupérable. Le locataire règle directement son propre abonnement auprès du fournisseur d’énergie.

Frais d’exploitation des compteurs et épurateurs

La gestion des appareils de mesure reste à la charge du locataire. Louer et entretenir ces compteurs garantit un suivi précis des fluides. C’est une dépense technique facturée chaque année.

Les systèmes techniques comme les épurateurs de fumée ou les adoucisseurs d’eau génèrent des frais spécifiques. Ces coûts de maintenance technique sont récupérables. Ils assurent le bon fonctionnement des installations collectives obligatoires.

Les frais de location des compteurs d’eau et d’énergie sont intégralement récupérables auprès du locataire chaque année.

Maintenance des ascenseurs et des parties communes

En plus des consommations privatives, la vie en copropriété implique de partager les coûts liés aux équipements communs.

Entretien technique des équipements de transport

Le fonctionnement technique de l’ascenseur pèse. L’électricité de la cabine et la petite maintenance restent dues. Le locataire paie logiquement pour l’usage du service.

Certaines dépenses restent exclues du décompte final. Le contrôle technique quinquennal ou les grosses réparations incombent au seul bailleur. Cette distinction rappelle le rôle du manager d’immeuble. La gestion doit rester rigoureuse et transparente.

Équipement Charge Locataire Charge Propriétaire
Électricité ascenseur Oui Non
Visite de contrôle Oui Non
Remplacement moteur Non Oui
Petite maintenance Oui Non

Bref, le contrat de maintenance définit précisément les responsabilités. Seule la part liée à l’entretien courant et aux menues réparations s’avère imputable à l’occupant.

Nettoyage des espaces intérieurs et extérieurs

Le nettoyage des halls représente un poste de dépense majeur. Les frais de personnel ou d’entreprise spécialisée s’avèrent récupérables. On y ajoute systématiquement l’électricité des parties communes intérieures.

Les espaces verts demandent un soin constant et professionnel. La tonte des pelouses et l’entretien des voiries incombent directement au locataire. Consultez les règles de coupe et désherbage officielles. L’entretien extérieur demeure une obligation contractuelle.

Règle du gardiennage

Si le gardien assure cumulativement le nettoyage des parties communes et la sortie des poubelles, 75 % de sa rémunération est récupérable.

Le cas du gardiennage suit une règle fiscale spécifique. Si l’employé assure cumulativement le nettoyage et la sortie des poubelles, ses charges sont alors récupérables à hauteur de 75 %.

Alors voilà, les fournitures diverses complètent la liste des frais. Les sacs poubelles et produits de lavage finissent aussi à la charge de l’occupant du logement.

Taxes récupérables et régularisation des provisions

Enfin, certaines taxes locales et le mode de paiement des charges viennent clore le budget locatif annuel.

Focus sur la taxe d’enlèvement des ordures ménagères

La TEOM finance la collecte des déchets. Cette taxe figure précisément sur l’avis de taxe foncière du propriétaire. Il peut la réclamer intégralement à son locataire.

Mentionnez aussi les autres taxes. La taxe de balayage ou la redevance d’assainissement sont également concernées par cette récupération. Voici les postes fiscaux que vous devez connaître :

  • TEOM
  • Taxe de balayage
  • Redevance assainissement

Précisez que les frais de gestion de la taxe foncière ne sont pas récupérables. Seul le montant principal de la taxe est dû par l’occupant actuel.

Mécanisme de l’ajustement annuel des charges

Le locataire paie chaque mois une avance sur frais. Ce montant est estimé selon les dépenses de l’année précédente. C’est une provision pour lisser les coûts.

Chaque année, le bailleur compare les provisions et les factures réelles. Cela demande des compétences de gestion pour éviter les erreurs. On ajuste alors le solde final.

Le propriétaire doit mettre les justificatifs à disposition du locataire. Cette période dure un mois après l’envoi du décompte. C’est une obligation de transparence totale.

Le décret de 1987 encadre strictement la liste des charges locatives incombant au locataire, limitant les frais à l’entretien courant, aux fluides et aux taxes d’ordures ménagères. Anticipez dès maintenant la régularisation annuelle en vérifiant vos décomptes pour sécuriser votre budget. Une gestion transparente garantit une relation locative sereine et pérenne.

FAQ

Quel est le cadre légal qui définit la liste des charges récupérables ?

Le cadre juridique de référence est le décret n° 87-713 du 26 août 1987. Ce texte établit une liste exhaustive des dépenses engagées par le propriétaire qui peuvent être légalement remboursées par le locataire. Il s’applique tant au parc privé qu’au parc social, pour les locations nues comme meublées à titre de résidence principale.

Il est essentiel de retenir que cette liste est limitative. Si une dépense n’y figure pas explicitement, le bailleur ne peut en exiger le remboursement. Ce dispositif assure une protection d’ordre public et prévient les litiges liés à une interprétation abusive des clauses contractuelles.

Quelles taxes et redevances locales le locataire doit-il rembourser ?

Le locataire est redevable de certaines taxes liées aux services dont il bénéficie directement. Cela inclut principalement la taxe d’enlèvement des ordures ménagères (TEOM), la taxe de balayage ainsi que la redevance d’assainissement. Ces montants sont généralement récupérés une fois par an après réception de l’avis de taxe foncière par le propriétaire.

Attention toutefois : si la taxe elle-même est récupérable, les frais de gestion et de rôle associés à la taxe foncière restent à la charge exclusive du propriétaire. Le bailleur doit d’ailleurs être en mesure de fournir un décompte précis de la répartition de ces taxes entre les différents occupants de l’immeuble.

Quelles sont les dépenses liées à l’ascenseur imputables au locataire ?

Le locataire participe aux frais liés à l’usage quotidien et à la petite maintenance de l’appareil. Cela comprend l’électricité de la cabine, les produits d’entretien (graisses, huiles, lampes) et les menues réparations comme le remplacement de boutons ou de fusibles. Les frais d’exploitation relatifs aux visites périodiques de contrôle sont également récupérables.

En revanche, les interventions lourdes sont exclues de cette liste. C’est notamment le cas du contrôle technique quinquennal, du remplacement du moteur ou de toute grosse réparation structurelle. Ces investissements de valorisation du patrimoine incombent contractuellement et légalement au seul propriétaire.

Quelles sont les obligations de l’occupant concernant l’entretien courant du logement ?

Le locataire est responsable de l’entretien courant et des menues réparations au sein de son espace privatif. Cela concerne la plomberie (remplacement des joints, entretien des chasses d’eau), l’électricité (ampoules, interrupteurs) et les revêtements (nettoyage des sols, rebouchage des trous). L’entretien annuel de la chaudière individuelle est également une obligation légale à sa charge.

Pour les espaces extérieurs privatifs, tels que les jardins ou terrasses, l’occupant doit assurer la tonte de la pelouse, le désherbage, la taille des arbustes et le dégorgement des gouttières. Ces interventions visent à maintenir le logement dans l’état de propreté et de fonctionnement constaté lors de l’entrée dans les lieux.

Comment fonctionne le mécanisme de régularisation annuelle des charges ?

Le paiement des charges s’effectue généralement par des provisions mensuelles, calculées sur la base du budget prévisionnel ou des dépenses de l’année précédente. Une fois par an, le bailleur procède à une régularisation pour ajuster ces avances aux dépenses réellement engagées. Si les provisions sont supérieures au réel, le trop-perçu est remboursé ; dans le cas inverse, un complément est demandé.

Cette procédure est strictement encadrée par une obligation de transparence. Le propriétaire doit adresser un décompte par nature de charges au locataire un mois avant la régularisation. Les pièces justificatives (factures, contrats de maintenance) doivent également être tenues à la disposition du locataire pendant une période minimale après l’envoi de ce décompte.

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